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« Ah bon, les filles ont le droit de jouer au foot ? » L’événement est historique. Vingt-huit ans après sa création, la France accueille – enfin – pour la première fois, la Coupe du monde de football féminin. Un an après le titre retentissant de la bande à Mbappé, l’occasion est inespérée de prendre la parole sur la place des femmes au sein du sport le plus populaire de la planète. Évidemment représentative de ce qu’il se passe dans le reste de la société. Moins diffusées, (beaucoup) moins rémunérées, moins soutenues dès l’enfance, les footballeuses en particulier, mais de manière plus générale toutes les femmes, « ont trop souvent l’impression de s’incruster dans un monde qui ne veut pas d’elles » (Mélissa Plaza, ex-internationale). Les lignes bougent, lentement. À quoi pouvons-nous croire ? Un voyage exceptionnel au cœur du foot féminin pour que l’on arrête enfin de dire aux femmes qui elles doivent être. En savoir plus

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Description « #MeFoot »

« Ah bon, les filles ont le droit de jouer au foot ? »

L’événement est historique. Vingt-huit ans après sa création, la France accueille – enfin – pour la première fois, la Coupe du monde de football féminin.

Un an après le titre retentissant de la bande à Mbappé, l’occasion est inespérée de prendre la parole sur la place des femmes au sein du sport le plus populaire de la planète. Évidemment représentative de ce qu’il se passe dans le reste de la société.

Moins diffusées, (beaucoup) moins rémunérées, moins soutenues dès l’enfance, les footballeuses en particulier, mais de manière plus générale toutes les femmes, « ont trop souvent l’impression de s’incruster dans un monde qui ne veut pas d’elles » (Mélissa Plaza, ex-internationale). Les lignes bougent, lentement. À quoi pouvons-nous croire ?

Un voyage exceptionnel au cœur du foot féminin pour que l’on arrête enfin de dire aux femmes qui elles doivent être.

Lucie Brasseur vit entre Paris et le Sud-Ouest. Auteure, journaliste et éditrice, elle a publié trois polars et un conte pour enfants. #MeFoot est son premier essai. 

Caractéristiques « #MeFoot »

  • 192 pages
  • 14 cm x 22 cm x 0,8 cm

Avis clients sur le produit « #MeFoot »

Je ne suis pas fan du football mais, le sujet m’intéressait fortement car, il parle de différence entre hommes et femmes. Vous allez peut-être trouver ça fou mais, les femmes n’ont pas du tout le même salaire que les hommes.

C’est assez marrant quand même de dire qu’un sport est un pour des hommes et un autre pour des femmes vous ne trouvez pas ?

La danse : c’est pour les femmes.
Le football : c’est pour les hommes.

Moi je trouve ça nul. Le pire c’est que beaucoup de personnes le pensent mais, pourquoi ? Personnellement j’ai fais de la danse, il y avait des garçons et alors ? Ils peuvent même nous épater. Pourtant, combien d’écoles de danse je n’ai pas entendu dire « nous n’acceptons pas les garçons » ! C’est fou quand même.

C’est un bon livre nous permettant de se rendre compte de certaines choses. Et je trouve que certaines personnes devraient le lire. Moi je dis bravo à l’auteure pour ses recherches et sa documentation qui, nous donne des théories et des chiffres.

Avec "#MeFoot", l'écrivaine Lucie Brasseur a choisi d'aller voir de plus près le milieu du football féminin, dans un esprit résolument féministe. "#MeFoot" est le résultat de ce travail d'investigation. Double résultat, même: "#MeFoot", c'est un livre, mais aussi un documentaire TV, réalisé par Marc Arnaud.


Brièvement avant toute chose, il est permis de mettre en cause la formulation du sous-titre du livre, qui apparaît en bandeau: faut-il, comme on lit, "en finir avec les machos!"? Ou alors "en finir avec le machisme"? Si la seconde formulation admet que la personne machiste peut s'amender, la première, essentialiste, suggère qu'il faut s'en débarrasser par tous les moyens. Pour le dire diplomatiquement, c'est limite menaçant.

Enfin, passons! Voyons ce que le livre a entre ses quatre pages de couverture.

La structure du livre épouse celle d'un reportage de terrain, parfaitement journalistique, mariant de façon équilibrée les analyses et les entretiens, généreusement transcrits, avec des actrices (et quelques acteurs) concernés. L'auteure permet ainsi au lecteur d'entendre la parole de footballeuses (Eugénie Le Sommer), de cadres, de personnalités politiques (Marie-George Buffet), mais aussi d'un homme au moins, en la personne de Mickaël Landreau. Les questions visent à chercher en profondeur les obstacles qu'une fille, dès son plus jeune âge, peut trouver sur sa route si elle veut taper dans le ballon. Ainsi se dessine un stéréotype: le foot, c'est un sport de mecs.

Dès lors, il sera question de pratique du jeu, et l'auteure écoute avec intérêt des fillettes qui jouent au foot et s'expriment sans filtre sur les différences de pratique entre elles et leurs collègues masculins: "Les filles sont plus intelligentes que les garçons. Elles font moins de fautes" ou "Oui, nous on joue l'efficacité, le collectif", lit-on par exemple. Mais c'est le même sport, et l'auteure, en observant des matches, considère que du point de vue technique, les filles n'ont rien à envier aux garçons. Pareil ou pas pareil? "#MeFoot" a l'intelligence de ne pas trancher, quitte à ce que cela paraisse paradoxal, voire contradictoire: les points de vue ont le droit de diverger.

Reste que les entretiens posent constamment la question du verre à moitié vide et du verre à moitié plein. Et le lecteur a l'impression que l'auteure, à force de creuser (d'un point de vue sociologique, mais aussi historique: sait-on que le foot a été interdit aux femmes pendant quarante ans en France?), veut un peu trop voir le verre à moitié vide. La formulation des questions s'avère révélatrice parfois – on pense à l'envie de parler d'écriture inclusive à Célia Šašić, Franco-Camerounaise active dans le championnat allemand. Autre élément: le regret constamment ressassé que telle avancée arrive si tard: "Vingt-huit ans après sa création, la France accueille – enfin – pour la première fois, la Coupe du monde de football féminin", lit-on dans le prière d'insérer. On a envie de répliquer qu'il n'est jamais trop tard... et que partant, le "enfin" est de trop dès lors que les choses bougent.

Alors oui: la démarche de l'auteure est pointue, dérangeante parfois; elle permet de déceler les obstacles placés sur le chemin du football féminin. Elle met au jour les préjugés de genre ("c'est un sport de garçons"), les regards pas toujours élégants (il y un florilège de sorties pas forcément anciennes qui révèlent un certain mépris à l'encontre des footballeuses) et aussi les difficultés logistiques et financières, mais aussi spécifiques (la question du cycle menstruel) d'un sport qui, dans sa version féminine, n'a pas acquis la visibilité qu'il estime lui être due – et qui serait source de finances, donc de salaires décents pour les professionnelles de ce sport. En somme, question fric, il y a de l'indécence vers le haut chez les hommes, et vers le bas chez les femmes.

Le diagnostic étant posé, quelles seraient les solutions? L'auteure dissémine quelques pistes au fil des pages, et ses interlocutrices et interlocuteurs ont des idées aussi, mais force est de constater qu'il n'y a pas de rubrique spécifiquement consacrée aux conseils aux acteurs, institutionnels entre autres. C'est dommage: dénonciateur de problèmes spécifiques, le livre "#MeFoot" laisse l'impression de n'être pas tout à fait en mesure d'ouvrir des pistes structurées et raisonnées pour y répondre.

On préfère dès lors lire les nombreux commentaires des actrices, des femmes de terrain, des footballeuses en somme, cités dans les "Bonus" du livre. Interviewées, celles-ci ne masquent jamais les difficultés liées à la pratique de leur sport en tant que femmes, mais préfèrent, on le sent clairement, relever les avancées réalisées ces dernières années et dire qu'elles se sentent les actrices d'une pratique sportive en plein essor, porté par la passion de celles qui s'y adonnent: les stades sont de plus en plus pleins, on a des équipements adaptés, on débloque des budgets. Ces commentaires positifs, l'amateur et l'amatrice de football féminin les garderont dans leur cœur à l'issue de leur lecture de "#MeFoot".

Si l'on m'avait dit un jour que je lirais un ouvrage sur le foot féminin je n'y aurais pas cru et pourtant ... Un heureux hasard m'a amené à lire ce livre, j'avais peur de ne pas aimer comme ce n'est pas un sujet qui m'intéresse mais la lecture des premières pages m'a donné envie de poursuivre, par curiosité et car, il faut le dire, le style de l'auteur est très fluide et accessible. #MeFoot ce n'est pas qu'un livre sur le foot, mais l'histoire d'un combat féminin, on y découvre bien sûr l'histoire du football féminin avec toutes ses entraves masculines, l'auteur nous montre les différents parcours de joueuses ou femmes qui ont contribué à promouvoir ce sport, à se battre pour leur pratique. Au-delà du sport c'est ces expériences qui m'ont donné envie de tourner les pages de ce livre, car même si il s'agit ici de joueuses qui ont du se battre pour se faire une place, il s'agit surtout du combat que toute femme connait: celui d'être reconnue par les hommes comme leur égal.

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